What animals bring to palliative care patients in Toulouse


Cliquez ici pour la version en français.

Continuing our new series, ‘Palliative Care and Animals’ …

For several months now, the palliative care unit at l’Hôpital Joseph-Ducuing in Toulouse, France, has been welcoming therapy animals from the organisation, AnimalCalîn. Dr Ingrid Payet, explains.

Dr Ingrid Payet

I’m a doctor in the palliative care unit and I share a passion for animals with Christell, who is an ancillary assistant. We had noticed that patients who had been allowed to have their own pets brought in to see them were greatly comforted by these visits.

But having your own pet to visit is not that straightforward and it can be stressful for an animal to see its owner in a hospital ward. Besides, we wanted every patient who wished to benefit from a relationship with animals to be able to do so. So, we approached the organisation AnimalCalîn, which agreed to work with us on a voluntary basis by bringing into the unit dogs, rabbits, turtledoves and a cat.

Although I was already convinced of the benefits, when we started I was overwhelmed by just how beneficial the relationship was for the patients.

When therapy animals are introduced, the patient becomes a ‘person’ again and drops the status of ‘patient’. The arrival of the animal brings ‘something else’ – something other than care – and brings the ‘outside world’ to the patient.

Patients admitted to the palliative care unit have often undergone great physical change but for the animal nothing has changed; it will go to the person who calls it regardless of weight loss or other symptoms. Moreover, animals are very sensitive and sometimes, surprisingly, they go to those who need them most.

What impresses me most of all is how interaction with animals can release emotions and sometimes speech. In this relationship, communication goes beyond words – through touch, a caress, or a look.

For example, I remember Mr T who was very withdrawn and spoke only to answer yes or no to questions. During the session he held the rabbit in his arms for a long time, stroking him without saying a word. In the afternoon, he was able to chat with his wife and seemed more peaceful. He died shortly afterwards.

For Mrs C, the visits from the animals were a respite from her illness. She said:

“I like being with animals, it relaxes me. The illness is talked about a lot, and when it’s talked about I feel diminished, when the team gets us to take part, it’s tremendous what they do. It lifts my spirits, it perks me up.”

Speaking about Gandhi, a Havanese dog [a member of the Bichon family], and her favourite animal, she said: “He’s a friend, you can talk to him and cuddle him. ”

Animal-assisted therapy enables a degree of peacefulness. Mrs D’s breathing became a lot calmer when Gandhi was sitting next to her.

When family and friends are present, animal-assisted therapy also allows a moment that is no longer suspended in time, or sometimes ‘waiting time’, but time that is full of rapport and full of life.

After seeing so many benefits from these sessions, in spite of myself, I have become a strong advocate for the involvement of therapy animals with palliative care patients.

Musical icons: One of the photos from the fundraising calendar.

Although AnimalCalîn is a voluntary organisation we do have to pay a membership fee to take part. So to raise funds to do this, and ensure the continuation of our project, we have now created a photo calendar with pictures of our team dressed as musical icons, with all the proceeds going towards our project.

To find out more …


Des animaux auprès de patients en unité de soins palliatifs à Toulouse

Aujourd’hui, nous reprenons notre série spéciale sur la médiation animale en soins palliatifs.

Depuis plusieurs mois, nous accueillons au sein de l’Unité de soins palliatifs (USP) de l’Hôpital Joseph Ducuing à Toulouse, les animaux de l’association AnimalCalin pour des séances de médiation animale. Le Dr Ingrid Payet explique :

Dr Ingrid Payet

Je suis médecin dans l’USP et je partage la passion des animaux avec Christell, agent hospitalière dans le service. Nous avions constaté que les patients, qui sont autorisés à faire venir leur propre animal de compagnie, recevaient un grand réconfort de ces visites.

Mais faire venir son animal de compagnie n’est pas forcément aisé et celui-ci peut être stressé de voir son maître dans un chambre d’hôpital. De plus, nous souhaitions que tous les patients qui le désirent puissent bénéficier de cette relation avec des animaux. Nous avons alors sollicité l’association AnimalCalin qui a accepté d’intervenir bénévolement en amenant dans le service, chiens, lapins, tourterelles et chat. Lorsque nous avons commencé, bien que convaincue, j’ai été saisie de voir à quel point cette relation était bénéfique pour les patients.

Lors des séances de médiation animale, le patient est replacé en tant que personne et sort de son statut de malade. La venue de l’animale amène un « autre chose » que les soins, fait venir le « monde extérieur » auprès du patient.

Les patients en USP sont souvent très altérés physiquement ; pour l’animal cela ne change rien, il ira vers celui qui l’appelle sans tenir compte de l’amaigrissement ou des autres symptômes. De plus, les animaux possèdent une grande sensibilité et vont, parfois de manière surprenante, vers ceux qui en ont le plus besoin.

Ce qui m’a le plus saisie, c’est à quel point l’interaction avec les animaux pouvait libérer les émotions et parfois la parole. Dans cette relation, la communication passe par autre chose que les mots ; par le toucher et la caresse, le regard.

Je me souviens par exemple de M. T. qui était très en retrait et ne parlait que pour répondre par oui ou non aux questions. Lors de la séance il a longuement pris le lapin dans ses bras, l’a caressé, sans un mot. Dans l’après-midi, il a pu discuter avec sa femme et semblait plus apaisé. Il est décédé peu après.

Pour Mme C., les séances étaient un moment loin de la maladie. Pour la citer,

« Je suis bien en compagnie d’animaux, cela me relaxe. La maladie on en parle beaucoup, et quand on en parle, je me sens diminuée. Là, l’équipe nous fait participer, c’est formidable ce qu’elles font. Cela m’a fait du bien au moral, cela me requinque.»

Elle disait de Gandhi, le bichon havanais, son animal préféré, « C’est un compagnon, on peut lui parler, lui faire des câlins »

Les séances de médiation animale permettent un certain apaisement, comme pour Mme D., dont la respiration se calmait lorsque la tête de Gandhi, le bichon, se posait contre elle.

Cela permet également, lorsque les proches sont présents, d’avoir un moment qui ne soit plus simplement ce temps suspendu et parfois d’attente mais un temps plein d’échange et de vie.

Après avoir vu tant de bénéfices de ces séances, je suis devenue un peu malgré moi, une fervente défenseuse de la médiation animale auprès des patients en soins palliatifs.

Afin de pérenniser notre action et de pouvoir participer aux frais de l’association AnimalCalin, nous avons même réalisé un calendrier photos avec les membres du service, déguisés en icones musicales, dont tous les financements iront à notre action.

Pour en savoir plus

Le calendrier photos avec les membres du service déguisés en icones musicales.

 

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1 Response to What animals bring to palliative care patients in Toulouse

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